LE  LIEN  AU  PÈRE

 

 « J’ai fait de lui non pas le père qu’il ne pouvait pas être, mais un homme. Car de longtemps il fut à mes yeux toutes sortes de monstres, mais certes pas un être humain. A vrai dire, il fut surtout un bouc. Pas n’importe lequel : l’émissaire, celui que l’on charge de tous les maux et que l’on chasse à coups de pierres hors du village en lui braillant dessus que tout est de sa faute, tout, nos misères, nos lâchetés, notre peur de mourir, le froid qu’il fait, la pluie, et nos boutons de fièvre, et nos crises de foie ! Elle s’en va la pauvre bête, sous les cailloux, sous les insultes. Mais nos maux s’en reviennent, plus fringants que jamais. Et il nous faut chercher encore un autre bouc. Je connais des gens qui passent ainsi leur vie à consommer des boucs, des troupeaux de boucs, des hordes, des peuplades. Mon père fut longtemps un bouc. Je l’ai changé en homme. J’ai mis le temps, mais j’y suis arrivé. Dites, n’est-ce pas de la belle sorcellerie ? »

 Henri GOUGAUD

                                                                                                                                                                                             

 

Par « lien au père », nous entendons la rencontre avec la figure paternelle telle que nous l’avons intériorisée : il s’agit là de ce père absolument vivant à l’intérieur de nous et plus sûrement et profondément agissant sur notre vie que notre père réel.

 

Que notre père soit vivant ou non, qu’il nous soit ou non connu, que nous l’ayons croisé une ou deux fois dans notre vie ou à chacune de nos journées….. le constat demeure le même : nous portons en nous son empreinte, et plutôt que de nous en débarrasser, d’en faire le deuil ou de l’ignorer, nous pouvons aller à sa rencontre. Cette rencontre constitue l’objet de nos ateliers.

 

Volontairement,  les  groupes  ne  sont  pas  mixtes : ils  sont  ouverts aux  seuls  hommes  (depuis près de dix ans) et  à  présent également aux seules femmes (depuis bientôt cinq ans), ce qui permet une pleine concentration sur soi-même.

 

Nous avons élaboré un rituel thérapeutique, que chacune et chacun va emprunter à sa manière et d’une façon qui lui est toute personnelle : c’est à chaque fois une véritable surprise pour tous les protagonistes, personne ne peut savoir à l’avance ce qui va se passer.

 

Concernant les hommes, nous savons combien il leur est difficile de se dévoiler, de partager intimité et fragilité, pourtant l’expérience répétée nous démontre la solidarité masculine, la sensibilité à fleur de peau, la douceur des sentiments et la puissance latente, présentes chez chacun d’entre eux.

 

L'ouvrage "Guérir de son père" publié aux éditions De Boeck rend compte de ces expériences.

 

 

 

Les prochains ateliers se tiennent aux dates et lieux suivants :

Ateliers ouverts aux seuls hommes, animés par Jean-Jacques PRAHIN et Jean-Luc TOURNIER :

  • à BESANÇON, en novembre 2007

  • à LAUSANNE, les 20, 21 et 22 juin 2008

Ateliers ouverts aux seules femmes, animés par Marie-Jo et Jean-Luc TOURNIER :

  • à BESANÇON, les 4, 5 et 6 juillet 2008

Dans tous les cas, demandez-nous les documents d'inscription. Couchage possible et gratuit sur place.

ï PAGE PRÉCÉDENTE RETOUR PAGE D'ACCUEIL RETOUR SOMMAIRE      PAGE SUIVANTE ð